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AccueilProjet appui à la création et au développement de dix centrales de métiers pour les jeunes

APPUI A LA CREATION ET AU DEVELOPPEMENT DE  DIX (10) CENTRALES DE METIERS POUR LES JEUNES

Lieu de réalisation du projet : Communes de Kaloum, Dixinn, Matam  Kindia, Kankan ; Boké,  Mamou,  Fria, Macenta, N’ Nzérékoré

Durée du projet : 24 mois

PARTENAIRES DE MISE EN ŒUVRE :

Ministère de la jeunesse , Ministère de l’industrie des PMI/PME, Ministère EETFP, Ministère de l’Administration du Territoire ,  Chambre Nationale de l’Artisanat, chambre nationale d’agriculture Chambre du Commerce et de l’Industrie, Patronat, les communes et les PTF .

CONTEXTE ET JUSTIFICATION :

En République de Guinée, l’insertion socioéconomique des jeunes constitue de nos jours une préoccupation majeure pour le Gouvernement Guinéen et ses partenaires au développement. L’emploi est perçu comme un moyen équitable de distribution de revenu, synonyme de réduction de pauvreté, de stabilité politique et de paix sociale. Les jeunes qui aspirent à un emploi productif dans n’importe quel domaine professionnel et qui n’en trouvent pas, se tournent vers la rue et deviennent des menaces pour leurs communautés.

Sur la base des résultats des examens de sortie, le nombre de jeunes diplômés des écoles et centres nationaux de formation professionnelle et technique entre 2006 et 2011 est estimé à 21.164 dont 9.506 de filles, soit une moyenne annuelle de 4232 diplômés.

Plusieurs jeunes ouvriers qualifiés et des jeunes sortants de centres et écoles de formation professionnelle ou des instituts supérieurs de formation technique exercent leur profession et gagnent leur vie dans les secteurs qui se caractérisent par un manque d’organisation et de structuration des différents corps de métiers (agriculture, santé, environnement, TIC, artisanat, etc.). En  mettant en place des Centrales de métiers au niveau des corps , organisations professionnelles et associations de jeunesses, il est possible de contribuer à réduire considérablement les goulots d’étranglement que constituent les problèmes de débouchés,  d’accès au financement et aux équipements modernes de production, notamment pour les jeunes.

C’est pourquoi le Ministère de la jeunesse dans son mandat d’insertion socio professionnelle et économique des jeunes et sa participation effective à la résilience post Ebola a initié une feuille de route 2014 – 2015 dans la quelle était prévue de mettre en place 10 centrales de métiers.

Avec l’appui financier du PNUD, le Ministère de la Jeunesse avait réussit à mettre en place en 2014 deux(2) Centrales de métiers de bâtiment et de floriculture  composés de cinquante (50) jeunes dans les communes de Matoto et Ratoma.

Suite à l’évaluation  des deux centrales nous avons identifiés des difficultés liés au  manque de personne ressources pour assurer les conseils et l’orientation des centrales , d ’initiative des groupements et au manque d’encadrement et de soutien technique et financier conséquent de la part du Ministère de la jeunesse pour exécuter un projet de démarrage qui pourrait aider les groupements à être autonome en attendant de décrocher de nouveaux marchés générateurs de revenus.

Aussi, nous avons noté que les centrales de métiers pourraient aider dans l’encadrement technique des jeunes ouvriers qualifiés, non qualifiés et servir de cadre pour les faire éventuellement bénéficier des dispositions fiscales avantageuses en matière de fonctionnement.  .

Elles peuvent permettre aux jeunes  de s’engager, à faire preuve d’initiatives et prendre des responsabilités pour résoudre leurs propres problèmes.

Dans le souci de participer au processus de relèvement post Ebola  en créant du revenus pour les jeunes que le Ministère de la jeunesse a travers la Direction Nationale de l’Emploi des jeunes a proposé le présent projet qui consiste à mettre en place 10 centrales de métiers  regroupant 250 jeunes qualifiés ou non, capables d’offrir un service de qualité aux citoyens et aux entreprises locales tout en créant 2000 emplois secondaires pour les deux ans .

En se basant sur des métiers complémentaires, les jeunes leaders identifiés seront constitués en groupement d’intérêt économique et bénéficieront des formations sur le mouvement associatif et l’esprit d’entreprise. Ils seront également bénéficiaires des questions de citoyenneté, de culture de la paix, de la non-violence et de prévention tout en se procurant un revenu.

Dans le cadre du présent projet, les métiers complémentaires proposés pour la mise en place des 10 centrales sont les suivants:

Agriculture : élevage, pisciculture, aviculture ;

Santé : consultation, vaccination, Information, sensibilisation, et orientation ;

TIC, réparation radio, TV, téléphones portables, ordinateurs et autres bureautiques) ;

Mécanique auto : entretien, électricité auto, tôlerie  peinture, lavage ;

Artisanat : Cordonnerie, peinture, couture, œuvres d’art, cirage, coiffure ;

Environnement : Assainissement, floriculture ; gestion des déchets.

Les centrales de métiers contribuent au développement local pérenne de leurs localités. Etant donné que les jeunes entrepreneurs sont très impliqués sur le marché local, toute nouvelle création d’activité a pour conséquence d’insuffler de nouvelles dynamiques dans l’économie locale. Elles peuvent constituer une vitrine de la localité à travers les expositions des œuvres des différents ouvriers des corps de métiers qui les constituent. Enfin les emplois créés sont occupés par les jeunes de la localité car un jeune entrepreneur recrute ses premiers collaborateurs dans son entourage géographique proche et appartenant à la même tranche d’âge, voire plus jeune que lui.

Pour la mise en œuvre des différentes  activités, le Ministère de la jeunesse associera plusieurs partenaires et chacun en fonction de ses compétences interviendra  efficacement pour la réussite du projet.

OBJECTIF GENERAL :

Contribuer au renforcement de la stabilité sociale et au maintien de la paix par la mise en place de 10 centrales de métier en vue d’augmenter les opportunités de génération de revenus pour les jeunes et offrir un service de qualité aux citoyens et aux entreprises locales.

Objectifs spécifiques :

  • Identifier deux cent cinquante (250) jeunes dont 40 % des filles et femmes ouvriers qualifiés et non qualifiés dans  les  communes de Kaloum, Dixinn, Matam  et les préfectures de Kindia, Kankan ; Boké,  Mamou,  Fria, Macenta, et  N’ Nzérékoré pour  leur  assurer une formation et la structuration de leur regroupement sous forme de centrales de métiers avec un agrément ;
  • Assurer l’autonomisation des 10 centrales de métiers et leur insertion dans le développement socio-économique local.

 

RESULTATS ATTENDUS :

Pour l’objectif spécifique 1 :

  • RA 1 : Deux cent cinquante (250) jeunes ouvriers qualifiés ou non qualifiés sont formés sur les techniques propres à leurs corps de métiers et sur des thématiques telles que l’éducation citoyenne, la culture de la paix, de la non-violence et de la prévention ;
  • RA 2 : 10 centrales regroupant 25 jeunes chacune sont outillées, équipées et fonctionnelles.

Pour l’objectif 2 :

  • RA 3 : Les deux cent cinquante (250) jeunes sont formés sur le fonctionnement et la gestion de Groupement d’Intérêts Economiques.
  • RA 4 : les 10 centrales sont agréés et accompagnés dans le développement de partenariats et dans la recherche et l’obtention de marchés jusqu’à leur autonomisation et leur insertion complètes dans le tissu socio-économique local ;
  • RA 5 : Les activités des centrales résorbent le chômage local par la création d’au  moins 2000 emplois secondaires par an

ACTIVITES A REALISER :

  • Identification et sélection de 250 jeunes dont 40 % des filles et femmes ouvriers qualifiés ou non qualifiés (25 par localités) pour le partage des objectifs du projet ;
  • Formations de 250 jeunes identifiés et sélectionnés  en structuration, esprit d’entreprise, marketing et promotion de la paix et de la prevention;
  • Appui à l’élaboration des statuts et règlement intérieur des dix (10) groupements d’intérêt économiques(GIE)  constitués ; recherches et obtention des documents juridiques,
  • Localisation (recherche sièges) des 10 centrales de métiers dans les   communes de Kaloum, Dixinn, Matam  et les préfectures de Kindia, Kankan ; Boké,  Mamou,  Fria, Macenta, et  N’ Nzérékoré.
  • Rénovation et équipements  des locaux  (sièges des 10 centrales de métiers) dans les   communes de Kaloum, Dixinn, Matam  et les préfectures de Kindia, Kankan ; Boké,  Mamou,  Fria, Macenta, et  N’ Nzérékoré ;
  • Lancement et mise en place des mécanismes d’accompagnement des centrales de métiers en gestions des activités ;
  • Organisation des formations qualifiantes dans les métiers complémentaires et /ou voyage d’échange
  • suivi évaluation des dix (10) centrales. dans les   communes de Kaloum, Dixinn, Matam  et les préfectures de Kindia, Kankan ; Boké,  Mamou,  Fria, Macenta, et  N’ Nzérékoré ;

STRATEGIE DE MISE EN PLACE :

La mise en place d’une structure corporative forte doit tenir compte de la triple priorité : (i) insertion des jeunes par l’activité économique, (ii) contribution au développement économique local pérenne et l’attractivité des territoires pour les jeunes et (iii) mutualisation des moyens et des ressources.

En se basant sur des métiers complémentaires, les jeunes identifiés et sélectionnés par les centres de formation professionnelles (CFP) et communes seront constitués en groupement d’intérêt économique(GIE) et bénéficieront des formations en structuration, esprit d’entreprise, marketing, promotion de la paix et la prévention. Car en plus d’être entrepreneurs, une des missions du Ministère de la Jeunesse est de responsabiliser les jeunes et créer une cohorte de jeunes leaders, acteurs de la paix et de prévention dans leur localité.

Les centrales sont matérialisées par des espaces et locaux appropriés qui seront rénovés équipés en mobiliers et mis à la disposition des jeunes pour servir de siège, ateliers et boutiques .Les localités bénéficiaires seront mises à contribution de même qu’il sera demandé une implication matérielle ou financière aussi bien des collectivités locales que des jeunes eux-mêmes pour la pérennisation du projet.

En fonction des types de métiers choisis, le projet achètera quelques équipements à usage collectif  et, par système de tarification assureront les coûts liés à leur fonctionnement et entretien.

Compte tenu de ce qui précède, le PNUD avec la DNEJ initiera une consultation afin de sélectionner des ressources locales dans chaque localité bénéficiaire pouvant assurer l’accompagnement des centrales dans la gestion quotidienne des actifs mis à leur disposition, la production des documents administratifs et de gestion, la réalisation des dossiers d’appels d’offres, la formation et le suivi des jeunes identifiés dans les centrales pour la relève.  

Le PNUD partenaire technique et financier apportera  une assistance technique à travers un expert national emploi des jeunes, qui approuvera  et validera les rapports d’exécution du projet.

En plus le MJ mettra à disposition des  consultants spécialisés en entrepreneuriat pendant 1 an accompagnés par les services déconcentrés dudit Ministère pour préparer techniquement et administrativement les centrales dans leur autonomisation ;

L’implication forte du Ministère de la jeunesse et des autorités locales est une des conditions de réussite du projet. Grâce à leurs interventions, les centrales pourront disposer des documents administratifs et des espaces/locaux pour exercer leurs activités. Afin de rendre effective les intentions, la DNEJ à travers ses structures déconcentrées assurera tout au long du projet un plaidoyer et le suivi des engagements.

Les Mairies des Communes Urbaines sont des partenaires dont les contributions sont attendues dans le projet (bâtiments à renover, infrastructures à mettre en place).

Dans la deuxième année du projet, il sera organisé à l’intention des jeunes bénéficiaires des formations qualifiantes dans leur métier ou des voyages d’échanges pour s’inspirer de l’expérience des autres pays pour  leur professionnalisation.

Aussi les centrales de métiers pouront etre parrainés par les personnes ressources de la diaspora pour unexpertise approfondie.

CHRONOGRAMME DE REALISATION

CREATION ET AU DEVELOPPEMENT DE  DIX (10) CENTRALES

SUIVI ET EVALUATION :

Les activités de suivi et de l’évaluation du projet doivent être du ressort de la DNEJ chargé de mettre en œuvre les différentes  activités du projet.

Une équipe composée des cadres de la DNEJ, des localités bénéficiaires et du PNUD assurera les taches nécessaires au suivi et à l’évaluation continue du projet, notamment :

  • proposer les termes de référence et les calendriers d’évaluation ;
  • recueillir, analyser et publier régulièrement les informations relatives à l’évaluation des activités ;
  • évaluer la réalisation des objectifs par rapport au calendrier défini ;
  • identifier les facteurs de blocage et de facilitation liés au contexte de mise en œuvre et de proposer des solutions aux partenaires.

 

A cet effet, la DNEJ devra programmer et exécuter régulièrement des visites sur le terrain et organiser trimestriellement des rencontres avec tous les acteurs impliqués dans le projet en vue de tirer les leçons et harmoniser les démarches.

Les partenaires de mise en œuvre  se réunissent 1 fois par  trimestre pour évaluer l’état d’avancement du projet  et formuler des directives à l’intention de la DNEJ. Un rapport d’avancement et d’évaluation interne préparé par la DNEJ sera rédigé, examiné et validé à chaque rencontre. D’autres rapports techniques pourraient être requis lors de la mise en œuvre du  projet. Un rapport final sera présenté à la fin du projet.

Outre ces évaluations internes, le projet fera également l’objet d’une série d’évaluations externes, conformément aux procédures standards du PNUD.