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MIGRATION IRRÉGULIÈRE : L’ETAT GUINÉEN ET SES PARTENAIRES ACCUEILLENT 167 NOUVEAUX JEUNES VENUS DE LA LIBYE

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« Tout à l’heure quand vous avez chanté l’hymne national, vous avez compris c’est quoi avoir une patrie, vous avez compris qu’il fait bon de vivre chez soi. Donc chers amis, chers jeunes frères, chers sœurs, que nous avons vu ici et surtout des bébés aussi font partie de ce groupe, je peux vous dire ici ensemble, nous sommes tous très heureux de vous voir enfin dans votre pays. »

Il était 00H27 min ce Jeudi 07 Décembre 2017 lorsque 167 migrants clandestins Guinéens dont 06 femmes et 03 enfants ont atterri, à l’aéroport international de Conakry Gbéssia en provenance de la Libye, à l’issue d’un rapatriement organisé par le gouvernement Guinéen et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Au nom du Gouvernement Guinéen, le ministre de la jeunesse M. Moustapha NAITE était accompagné du Secrétaire général du ministère des affaires étrangères pour les accueillir, les féliciter et leur rassurer des dispositions de réinsertion déjà entamé par son département.

« Si vous étiez considéré comme esclaves hier en Libye, sachez que vous êtes cette nuit chez vous et le gouvernement et ses partenaires sont en train de tout mettre en œuvre pour non seulement rapatrier les autres qui sont dans les camps de détention en Libye mais aussi et surtout vous permettre de trouver un mécanisme d’insertions pour tous. » a rassuré le ministre NAITE

Selon l’équipe de l’OIM, chacun des jeunes une fois au pays bénéficie d’une assistance directe composée de nourriture et d’eau et d’un hébergement de quelques jours ainsi qu’un  appui financier comme transport secondaire pour couvrir le coût de leur voyage vers leurs villes respectives.

Ces jeunes dont l’âge est compris entre 15 et 29 ans choisissent la route de la méditerranée pour une destination européenne sans savoir exactement ce qui les attends en Libye. De fois pour des raisons inexplicables.

Ce pendant M. NAITE prône et défend que le bonheur est possible en Guinée « Aujourd’hui l’heure n’est pas à dénoncer, ni à dire que vous n’aviez pas le droit d’aller chercher comme je le dit tantôt pour mieux vivre ailleurs, mais l’heure est plutôt à vous dire que le bonheur est possible partout.

Vous avez vu la souffrance de l’autre côté, n’eut été ce que nous nous avons vu à la télévision, ce que nous avons vu sur les réseaux sociaux, je pense que le monde entier n’aurait pas su exactement tout ce qui se passait de l’autre coté en Libye. »

Il poursuit « Aujourd’hui je vais vous dire ceci : depuis le début de l’année, il y a plus de deux mille (2.000) et quelques jeunes qui ont déjà été rapatriés avec l’appui technique de l’OIM et les ministères sectoriels concernés, et avec l’appui financier de l’union européenne ; beaucoup sont revenus.

Il reste encore beaucoup de l’autre côté, il y en a plus de quatre mille (4.000) qui sont dans les centres de détention, d’autres qui sont dans la commune urbaine ou la ville urbaine de Libye ; nous nous battons pour les retrouver, pour les ramener. »

Depuis des années maintenant le gouvernement multiplie les contacts avec ses partenaires et a développer un programme national d’insertion socioéconomique des jeunes (PNISEJ) et le fonds fiduciaire d’urgence qui constituent deux programmes d’appui, d’accompagnements, d’insertions et de réinsertions des jeunes guinéens à travers des activités génératrices de revenus et créatrices d’emplois.

Et au ministre de dire « avec nos partenaires de l’union européenne, nous avons travaillé sur un programme national d’insertion socio-économique des jeunes. Depuis le début de l’année, quand on a su qu’en janvier après la crise Ebola, que beaucoup de jeunes, beaucoup de candidats à l’immigration venaient de la Guinée, nous avons travaillé sur un programme aujourd’hui qui va mobiliser au plus tard la semaine prochaine presque soixante-cinq millions d’euros (65.000.000 €) pour pouvoir accompagner les jeunes qui veulent non seulement avoir un métier, qui veulent être formés, qui veulent aussi être dans l’entrepreneuriat. Ça s’appelle fonds fiduciaire d’urgence. C’est fait pour que ce soit rapidement exécuté ; donc nos partenaires de l’union européenne, par le canal des agences de la Belgique, de Genève, le centre de commerce international, la GIZ avec les allemands, nous allons mettre très rapidement le programme en marche pour que les uns et les autres puissent avoir des opportunités.

Je voudrais dire pour tous ceux qui sont revenus aujourd’hui, il y a un programme déjà en place avec nos partenaires de l’OIM et de l’union européenne. Ceux qui veulent être formés seront formés, ceux qui veulent suivre leurs cours, qui veulent approfondir naturellement, leurs niveaux d’éducation vont être accompagnés par le programme qui est là, auquel vous êtes tous éligibles, ceux qui veulent être dans les groupements d’intérêts économiques, vous allez y être ; on va vous insérer dans ces groupements d’intérêt économiques pour que vous puissiez avoir des opportunités, pour avoir des moyens pour vous permettre de pouvoir vivre dignement dans votre pays, et ceux qui ont la fibre entrepreneuriale, vous serez formés à l’entrepreneuriat et vous serez accompagnés pour pouvoir mettre vos activités en place. »

Ainsi, avant de clore son propos le ministre invite les jeunes à savoir que tout n’est pas noir, ni rose mais qu’il est bel et bien possible de réussir en Guinée.

Dans les visages de ces jeunes, se lisaient la satisfaction d’être chez soi et ils n’ont cessé de le rappeler au ministre de la jeunesse, à l’OIM et à l’union Européenne !