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Journée des migrants: LA GUINEE MON AVENIR

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A l’occasion de la journée des migrants célébrée le 18 Décembre de chaque année, l’ORGANISATION INTERNATIONALE POUR LES MIGRATIONS en partenariat avec le GOUVERNEMENT GUINEEN a mis la journée de ce Lundi à profit pour informer et sensibiliser le public sur les dangers liés à la  migration irrégulière par des messages fort des responsables de OIM GUINEE, du GOUVERNEMENT et des jeunes retournés volontairement.

En parlant de ces jeunes, deux se sont prêtés à la séance de témoignages. Nous vous livrons ici, les mots d’une jeune dame du non de ‘’CONTE’’ qui pendant des mois a tout subit. Elle en profite pour donner des conseils et demander plus d’actions envers les jeunes restés en Libye.

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« ……On est passé par Bamako, Burkina et Niger. Mais au niveau du Burkina il y’avait un monsieur qui a voulu nous vendre à 2.500 DIRAM par personne, mais nous avons pu nous s’échapper pour arriver à NADEGE. Delà  ou on a pris le bus pour Tripoli. Arriver à Tripoli nous avons pris des petits véhicules à 8 places normalement mais vous pouviez retrouver plus de 33 personnes dedans pour BENGAZI. Arriver à BENGAZI le chauffeur nous demande de descendre et aller chercher de l’eau et il n’est plus revenu. On a marché sur le désert des kilomètres et des kilomètres  et on a rencontré des rebelles qui nous ont demandé de payer chacun 600 000 FCFA. On m’a donné le téléphone pour appeler ma maman au moment que je parlais avec ma maman on m’a donné une grosse gifle. J’ai fait plus d’une semaine sans entendre. Ma maman m’a transféré 600 000 CFA et j’étais dans le foyer de BENGAZI.

J’ai vu des femmes violées en longueur de journée plus de 6 à 7 fois et des bébés qui meurent. J’ai vu une femme avec son enfant de 2 mois, mourir dans le désert et d’autres qui ont perdu la mémoire. Dans un des camps de détention, je voyais des gens qui buvaient leurs urines. Dans une des régions, dont j’ai oublié le nom et ou on nous réclame de payer 800 000 FCFA chacun, on ma emprisonné, séquestré, maltraité.

Ma maman et mes sœurs m’ont envoyé de l’argent et on nous a libérés. Arriver à quelque mettre de TAMANRASSET, l’armée française nous a interpellé et nous a fait retourner à OIM AGADEZ et puis à Niamey, et de Niamey on m’a envoyé au foyer des mineurs. (Pleure….).

Heureusement aujourd’hui je suis en vie.

Je remercie le bon Dieu, le gouvernement, l’OIM de m’avoir aidé à regagner le pays et continuer mes études. Mais quand je pense à mes frères et sœurs africains qui sont maltraités dans le désert qui ne mangent pas qui ne boivent pas, des femmes violées du jour le jour, cela constitue une plaie dans mon cœur que je n’arrive pas à sortir de ma tête.

Aux jeunes de Guinée, de s’avoir que tout est possible dans ce pays. Je vois des jeunes qui ont bénéficié des accompagnements pour des micro-projets, d’autres qui malgré tout ce qu’on parle de l’Europe préfèrent revenir exercer ici. Je crois qu’avec les programmes de promotions d’entrepreneuriat des jeunes, nous réussirons ici.

Enfin je prie le président de la république en tant que président de l’union Africain, les ministres ici présents, de multiplier d’avantage les efforts pour que nos frères et sœurs qui sont encore dans ce calvaire, de retourner chez eux.

Je vous remercie. »