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AccueilDynamiation des maisons et foyers de Jeunes et de la culture (MJC) et développement des activités socio-éducatives

DYNAMISATION DES MAISONS ET FOYERS DE JEUNES ET DE LA CULTURE (MJC) ET DEVELOPPEMENT DES ACTIVITES SOCIO-EDUCATIVES.

 

Durée : deux (2) ans

Localisation : Territoire national

 

CONTEXTE ET JUSTIFICATION :

Les Maisons et Foyers de Jeunes et de la Culture (MJC) ont pour mission la responsabilisation et l’autonomisation des citoyens. Elles ont la capacité de mobiliser et de mettre en mouvement les jeunes à travers la prise d’initiatives nouvelles et innovantes. Elles mettent en lien la jeunesse et la culture dans une perspective d’éducation populaire.

En République de Guinée, à partir de la fin des années 1990 et du début des années 2000, les Maisons et Foyers des Jeunes et de la Culture ont connu un développement remarquable à travers :

  • la rénovation et l’équipement de plusieurs maisons régionales et préfectorales,
  • la mise en place des organes et la formation des directeurs et des membres des organes des MJC,
  • la promotion d’activités socioéducatives, sportives, culturelles et d’insertion socioprofessionnelle.

Cette dynamique s’est accompagnée d’une émergence de la vie associative, notamment via le programme Jeunes et Vie Associative « JVA ».

Plusieurs partenaires ont œuvré  pour l’opérationnalisation des MJC en Guinée parmi lesquels l’Association Française des Volontaires du Progrès (AFVP, actuelle France Volontaires), le Service de Coopération et d’Action Culturelle  de l’Ambassade de France, l’Association des Formateurs pour le Développement de la Jeunesse (AFODEJ) ou encore l’UNICEF.

Mais depuis quelques années, le secteur des MJC est confronté à de véritables difficultés, suite au départ ??? des premières équipes d’animateurs et de gestionnaires qui avaient été formées mais aussi à un manque de suivi qui devait garantir et préserver les premiers acquis. Ces difficultés d’ordre structurel et conjoncturel ont affecté progressivement le fonctionnement des MJC et leur mission, entraînant ainsi la perte de tous les acquis.

Face à ce constat, le plan stratégique de développement de la jeunesse 2010-2020 du ministère insiste sur la nécessité de dynamiser les MJC afin de les placer au cœur de la stratégie du pays en matière de politique de développement local de la jeunesse.

D’ores et déjà, plusieurs projets sont en cours pour revitaliser le secteur :

  • Projet de construction/rénovation de 14 MJC à Conakry, dont une à l’intérieur du pays : en 2015, 6 nouvelles MJC ont été inaugurées ;
  • Projet de redynamisation des MJC avec l’appui du Programme de Renforcement des Organisations de la Société Civile et de la Jeunesse Guinéennes (PCPA/PROJEG) : il a permis en 2015 de réviser l’Arrêté n°7592/SGG/2003 du 15 Octobre 2003 portant statut et fonctionnement des maisons de jeunes et de la culture ;
  • Projet de développement du secteur de l’animation socio-éducative, avec l’accompagnement de l’ONG des Francas Pays-de-la-Loire. Il a permis notamment de :
    • Former 885 jeunes dans les 38 préfectures et communes du pays qui se sont vus remettre le Certificat d’Aptitude à la Fonction d’Animateur (CAFA) ;
    • Amorcer le processus d’institutionnalisation de la profession d’animateur et réglementer l’animation socio-éducative en République de Guinée (décret présidentiel).

Ces projets doivent être appuyés et s’insérer dans une stratégie globale de développement de la jeunesse visant à faire en sorte que les MJC soient des lieux de réponse aux besoins des jeunes, des lieux de conseil et de formation, d’insertion et de loisirs. Les MJC fonctionneront comme des guichets uniques, intégrant des structures déjà existantes (Centres d’Ecoute, de Conseils et d’Orientation pour les Jeunes – CECOJE, Centres d’Animation pour la Paix – CAP), et de nouvelles comme les Bureaux de Conseils et d’Orientation sur l’Emploi des Jeunes (BCOEJ).

L’animation des MJC – et in fine leur gestion – sera entièrement confiée aux animateurs qui trouveront dans les maisons de jeunes un point d’ancrage à l’intérieur/à partir desquelles ils développeront des activités socio-éducatives, sportives et culturelles mais aussi des activités liées à l’insertion socio-professionnelle. A terme, les maisons et foyers de jeunes et de la culture seront sous la tutelle des collectivités locales qui devront, avec l’appui des animateurs placés dans les MJC, intégrer des actions en faveur des jeunes dans leurs programmes de développement locaux.

OBJECTIF GENERAL :

Appuyer le processus d’intégration des Maisons et Foyers de Jeunes et de la Culture au cœur des politiques locales de développement de la jeunesse.

OBJECTIFS SPECIFIQUES :

  1. Faire un état des lieux de la situation des Maisons et foyers de Jeunes et de la Culture et des animateurs socio-éducatifs dans le pays.
  2. Accroître les compétences/renforcer les capacités et rendre opérationnels les Maisons et foyers de Jeunes et de la Culture dans les 38 préfectures/communes urbaines et les 7 grandes sous-préfectures (ou CRD ?) du pays.
  3. Vulgariser la politique de développement local en faveur de la jeunesse auprès des 45 collectivités locales et des partenaires.

 

RESULTATS ATTENDUS :

Pour l’objectif spécifique 1 :

  • Résultat attendu 1 : un diagnostic de la situation des Maisons et foyers de Jeunes et de la Culture dans le pays est réalisé.
  • RA 2 : Les animateurs socio-éducatifs des 38 communes et préfectures de Guinée sont recensés et évalués.

 

Pour l’objectif spécifique 2 :

 

  • RA 3 : 7 équipes de 15 jeunes (soit 105) sont formés et obtiennent le CAFA dans les sous-préfectures de Koba, Kamsar, Timbi Madina, Bodié, Youkounkoun, Banankoro et Sinko.
  • RA 4 : 45 Maisons et foyers de Jeunes et de la Culture (et leurs structures annexes comme les CECOJE et les CAP) sont rénovés/réhabilités, équipés et fonctionnels.
  • RA 5 : Des Bureaux de Conseils et d’Orientation sur l’Emploi des Jeunes sont mis en place, sont équipés et sont fonctionnels dans 45 Maisons de Jeunes et de la Culture.
  • RA 6 : Les capacités des 45 directeurs, des 315 membres des comités directeurs et des 270 membres des comités d’animation sont renforcées dans les techniques d’animation et la gestion des MJC.

 

Pour l’objectif spécifique 3 :

 

  • RA 7 : les principaux partenaires travaillant dans le secteur de la jeunesse et les responsables des 45 collectivités locales ciblées s’approprient les textes réglementant les MJC et la politique de développement local de la jeunesse.

 

ACTIVITES :

  • Recensement, cartographie et diagnostic des Maisons et foyers de Jeunes et de la Culture dans le pays (incluant CECOJE et CAP), notamment sur l’état des infrastructures et les besoins en compétences.
  • Création d’un outil de suivi-évaluation des animateurs.
  • Constitution de 5 équipes (une par région naturelle + Conakry) comprenant 2 évaluateurs et un chauffeur pour une mission de recensement et d’évaluation des animateurs dans les 38 préfectures.
  • Alimentation de la base de données existante sur les animateurs, synthèse des données et capitalisation du travail réalisé.
  • Constitution de 7 équipes de formateurs et de 2 équipes d’évaluateurs (+ 1 chauffeur/équipe) pour la formation des 105 jeunes apprenant dans les 7 sous-préfectures et pour le suivi-évaluation de la formation.
  • Rénovation/réhabilitation et équipement des 45 Maisons et foyers ciblés (incluant CECOJE et CAP) selon les besoins diagnostiqués lors de l’état des lieux.
  • Mise en place et équipement des BCOEJ dans les 45 MJC ciblés.
  • Renforcement des capacités des équipes gérant/animant les MJC et mise à disposition d’un personnel supplémentaire pour compléter les besoins en termes d’effectifs et de compétences dans les MJC (comprenant les CECOJE, CAP, BCOEJ).
  • Atelier de vulgarisation à Conakry auprès des partenaires du secteur/missions de vulgarisation des textes réglementant les MJC et de la politique de développement local en faveur des jeunes dans les 45 préfectures et sous-préfectures.

 

STRATEGIE DE MISE EN ŒUVRE :

Le projet sera mis en œuvre par la Direction Nationale de la Jeunesse et des Activités Socio-Educatives (DNJASE) du Ministère de la Jeunesse, avec l’appui des services déconcentrés (Directions Préfectorales et Sous-Préfectorales de la Jeunesse – DPJ et DSPJ) et décentralisés (directions communales de la Jeunesse – DCJ).

La direction assurera directement certaines activités telles que :

  • L’évaluation des animateurs présents dans les 38 communes et préfectures du pays ;
  • La formation des 105 animateurs dans les 7 sous-préfectures, grâce aux 21 formateurs travaillant pour le compte du ministère sur le programme de développement du secteur de l’animation socio-éducative ;
  • La vulgarisation des textes sur les MJC et de la politique de développement local de la jeunesse.

L’état des lieux des MJC dans le pays fera appel à une équipe de consultants nationaux, avec l’appui du PROJEG.

La rénovation/réhabilitation des MJC et leur équipement feront l’objet d’appel d’offres, en encourageant l’expertise locale.

Le renforcement des capacités des équipes de gestion/animation des MJC sera assuré conjointement par des cadres de la DNJASE et des consultants.

 

Concernant le personnel supplémentaire déployé dans les MJC et notamment dans les BCOEJ, il sera mis à disposition et rémunéré par le Ministère de la Jeunesse, en lien avec le programme « rajeunir et féminiser la fonction publique » et le programme de développement du secteur de l’animation socio-éducative qui a permis de former 885 jeunes animateurs. 

 

Il faut signaler que les administrations territoriales et les collectivités locales seront constamment informées et impliquées dans le projet.

PARTENAIRES :

PROJEG, MCSPH, MATD, CEMEA, FFMJ, FUAJ, Francas.

SUIVI-EVALUATION :

Le Bureau de Stratégie et de Développement (BSD) du Ministère de la Jeunesse, avec l’appui des services déconcentrés et décentralisés, assurera régulièrement des missions de suivi-évaluation du projet.

Le BSD assurera chaque 6 mois une mission dans les 45 localités du projet, soit 4 missions sur les deux années du projet, sanctionnées par des rapports, tandis que les services déconcentrés/décentralisés assureront un suivi-évaluation hebdomadaire, et remonteront les informations sous la forme de rapports mensuels.