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BOOSTER LES COMPÉTENCES POUR L’EMPLOYABILITÉ DES JEUNES

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CONTEXTE ET JUSTIFICATION DU PROJET :

Les secteurs de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle souffrent de problèmes structurels liés à leur mode de gouvernance, à l’état de leurs infrastructures et équipements, à l’inadéquation entre les formations proposées et les besoins du marché de l’emploi, au faible taux d’encadrement, à la qualification des enseignants et à la disponibilité des données fiables pour l élaboration des politiques et leur adaptation au contexte.

Par ailleurs, le taux de chômage élevé des jeunes diplômés (61% pour l’enseignement supérieur et 39% pour l’enseignement professionnel, selon une enquête de l’AGUIPE) est, en partie, imputable à l’état des lieux des secteurs de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle et à la faiblesse de partenariat entre les structures de formation et le milieu socio professionnel

Cette situation est d’autant plus inquiétante que la population la plus qualifiée du pays ne participe que marginalement au développement du secteur privé, et encore moins aux activités à fort potentiel de croissance. C’est ainsi que dans l’industrie, la construction et les services, près d’une entreprise sur cinq déclare ne pas trouver le type de qualifications locales qu’elle recherche. C’est pourtant ces secteurs, qui connaissent un important déficit de formations, qui sont considérés comme les plus porteurs en termes d’emplois et de croissance. A la sortie, les diplômés qui ont la chance de trouver un emploi se retrouvent très souvent dans des secteurs pour lesquels ils n’ont pas été formés, ou dans des postes en-dessous de leur niveau de qualification. Pour beaucoup de ces jeunes, le secteur informel demeure le secteur d’accueil sur le marché du travail, où ils pratiquent des activités précaires de survie.

C’est pour répondre à ces différents défis que le projet « booster les compétences pour l’employabilité des jeunes » a été initié.

OBJECTIFS DU PROJET :

  • Stimuler les institutions d’enseignement supérieur et professionnel, par le biais d’un fond compétitif subventionnant des projets visant le développement de compétences professionnelles en partenariat avec le secteur privé ;
  • Impliquer le secteur privé dans la conception et/ou l’offre des formations permettant l’acquisition des compétences reconnues au niveau international et débouchant sur l’emploi ;
  • Atteindre les diplômés sans emploi dans le cadre d’un programme d’éducation vers l’emploi pour faciliter leur insertion professionnelle;
  • Améliorer le système éducatif en renforçant le système institutionnel et la gestion des risques (cf composante 3)

CONTENU GLOBAL DU PROJET :

Ce projet multisectoriel est un mode nouveau de financement de projets de formations basé sur le partenariat public et privé. Il vise à  mettre en place des formations professionnalisantes de courte durée prenant en compte l’environnement socioprofessionnel et favorisant l’adéquation formation/emploi pour une meilleure employabilité des jeunes diplômés.

Le projet cible de nombreux bénéficiaires, aux attentes variées mais complémentaires : les jeunes (étudiants ou demandeurs d’emploi), les établissements universitaires ou professionnels, les prestataires de formation indépendants, les corporations et petites ou moyennes entreprises (PME), les associations d’ordre professionnelles et chambres de commerce, …

Il est structuré en trois composantes :

COMPOSANTE 1 : LE FONDS COMPETITIF D’INNOVATION :

Elle vise à encourager l’innovation à travers des formations professionnalisantes offertes par des institutions d’enseignement en partenariat avec les entreprises. Il s’agit de co-construire et/ou d’améliorer  des programmes de formation adossés à des standards de certification internationale, en partenariat avec le secteur privé.

COMPOSANTE 2 : DE L’EDUCATION A L’EMPLOI (E2E) :

Elle cible les jeunes sortant du système d’enseignement professionnel et supérieur et sans emploi. Le  programme e2e  offrira une voie professionnelle aux diplômés à travers des opportunités de formations, stages, emplois ou l’auto-emploi.

COMPOSANTE 3 : APPUI INSTITUTIONNEL ET SYSTEME DE REGULATION :

Elle vise à renforcer les capacités institutionnelles et opérationnelles des départements ministériels impliqués (MESRS, METFP/ET, MJEJ) dans la mise en œuvre du projet ; ses interventions porteront principalement dans les domaines de l’assurance qualité, l’information, la formation et l’appui logistique

Du point de vue financier, plus de 95% du budget du projet sont alloués aux composantes 1 et 2.

Le projet sera évalué selon des critères que sont : le pourcentage de jeunes qui s’insèrent rapidement sur le marché du travail, le pourcentage de ceux qui sont formés et dont la formation est en phase avec le marché du travail et ceux des jeunes qui obtiennent des certifications de niveau international.

GESTION DU PROJET :

L’ancrage du projet est confié au Ministère de la jeunesse et de l’emploi des jeunes.

La gestion et l’orientation d’ensemble du projet sont assurées par un Comité d’Orientation Stratégique (COS). Présidé par le Ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, le COS comprend les ministres chargés de l’enseignement supérieur, la formation professionnelle, l’économie et les finances, la coopération internationale, l’industrie et les PME et le représentant de Mr le Premier Ministre. Il comprend également quatre représentants du secteur privé choisis par rapport aux secteurs prioritaires retenus pour la phase pilote.

Le COS est assisté d’un Secrétariat Exécutif chargé de la coordination et de la mise en œuvre du projet. Il est composé d’un gestionnaire du projet et de cinq spécialistes chargés de la gestion financière et comptable, de la passation des marchés, de la communication et du suivi-évaluation.

La composante 1 est gérée par un Comité de Pilotage composé d’enseignants chercheurs de rang magistral, d’enseignants expérimentés de l’enseignement professionnel et des représentants des secteurs prioritaires du milieu socioprofessionnel. Le comité de pilotage est assisté d’un Secrétariat Technique comprenant des chargés de projets/facilitateurs, d’un spécialiste en TIC et d’un coordinateur du fonds

Le secrétariat de la composante 2 est assuré par l’AGUIPE

La composante 3 est gérée par un secrétariat tournant entre les trois Ministères impliqués.

 

PRINCIPALES ACTIVITES REALISEES :

Parmi les principales activités réalisées dans le cadre de la formulation et de l’implantation du projet, on relève l’organisation de plusieurs missions de l’équipe de la Banque Mondiale en Guinée de 2012 à 2014.

Ces missions ont permis non seulement de constater un consensus sur la pertinence du projet, mais aussi de s’accorder sur son contenu et sur sa structuration

Pour atteindre ces résultats, les composantes ont réalisé les activités ci-après :

  • L’organisation d’ateliers régionaux d’information et de sensibilisation des bénéficiaires à Mamou, Faranah et Conakry;
  • L’élaboration du manuel de procédures opérationnelles du fonds ;
  • L’organisation d’ateliers régionaux de validation de la première partie du manuel de procédures opérationnelles ;
  • La collecte de fiches d’identification des établissements de formation (supérieurs et professionnels) ;
  • La formation de l’équipe technique en guide méthodologique pour la soumission de propositions de projets ;
  • L’élaboration des termes de référence relatifs : (i) au recrutement et à la formation des référents (formateurs) ; (ii) à l’organisation du forum établissements de formation/entreprises ; (iii) au voyage d’études de l’équipe technique en Tunisie et au Ghana ;
  • L’organisation de deux réunions d’information et de sensibilisation du secteur privé ;
  • La rédaction d’une note technique de présentation du FCI aux entreprises et la lettre de transmission ;
  • L’élaboration de Termes de références concernant l’interconnexion des bases de l’AGUIPE tant au niveau de Conakry que des préfectures ;
  • L’élaboration de Termes de références du site web de l’AGUIPE et d’une application permettant les inscriptions en ligne ;
  • L’élaboration de Termes de références pour le recrutement de compétences pour l’Appui conseil, filtrage et orientation des demandeurs auprès de l’AGUIPE ;
  • L’élaboration de questionnaires et la réalisation de l’enquête pilote pour la sélection des entreprises les centres de formation à «accréditer » ;
  • L’élaboration d’une stratégie de communication pour informer les jeunes chômeurs de l’inscription au niveau de l’AGUIPE ;
  • Réalisation d’un plan d’accompagnement en entreprenariat auprès du FONIJ ;
  • Conception de l’outil de bon d’achat et le cadre conceptuel et procédural attenant ;
  • Préparation du document de l’évaluation d’impact du programme E2E ;
  • La rédaction du présent exposé des motifs ;

ETAPES EN COURS/ETAPES SUIVANTES:

Les prochaines étapes concernent :

  • La signature de l’arrêté portant création et organisation du COS ;
  • La finalisation et la signature du texte juridique relatif à la création du fonds ;
  • L’organisation de la première session du Comité d’Orientation Stratégique qui devrait, entre autres, valider le draft du manuel de procédures opérationnelles (MPO) ;
  • L’organisation d’un voyage d ‘étude de l’équipe technique du FCI en Tunisie et au Ghana pour s’inspirer de l’expérience de ces pays dans le domaine de la formulation, de l’implantation et de la mise en œuvre des fonds compétitifs ;
  • L’organisation de visites ciblées dans les entreprises pour favoriser leur adhésion au projet ;
  • L’organisation d’un forum réunissant les formateurs des établissements et les professionnels du secteur privé ;
  • La levée du fonds ;
  • La réalisation de l’enquête auprès des entreprises et centres pour la sélection des structures à «accréditer » ;