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APPUI A LA MISE EN PLACE D’UN OBSERVATOIRE NATIONAL DE LA JEUNESSE

Durée : 36 mois

Début : janvier 2015

Fin : Décembre 2017

DESCRIPTION DU PROJET :

L’Observatoire National de la Jeunesse (ONJ) est un outil qui vise à combler le déficit d’information sur les jeunes et leurs activités par la collecte, le traitement, l’analyse et la diffusion d’informations qualitatives et quantitatives fiables les concernant. L’observatoire est chargé de rassembler et diffuser les informations disponibles dans différents secteurs et relatives à la jeunesse dans toutes ses catégories. Il est une plateforme d’observation et de veille, notamment sur l’emploi et le marché du travail qui doit s’aligner sur le principe de la cohérence et de la complémentarité. Il doit aussi consolider et rendre opérationnelle la base de données créée en 2013 au Ministère de la Jeunesse. L’observatoire met à la disposition des usagers de statistiques sur la jeunesse des informations fiables qui orientent leurs décisions dans les initiatives qu’ils entreprennent en faveur des jeunes.

Il permet enfin d’éviter les improvisations, les interventions peu appropriées et les prises de décisions peu adéquates face aux nombreux défis auxquels les jeunes sont confrontés.

Le processus de mise en place de l’ONJ passe par une étude qui définira entre autres:

  • Les statuts et le fonctionnement (moyens humains et matériels) ;
  • Le cadre organique de l’observatoire avec son organigramme ;
  • Une proposition de plan d’exécution pour la mise en place de l’observatoire ;
  • Une proposition de répertoire d’indicateurs.

 

CONTEXTE ET JUSTIFICATION DU PROJET :

En tant que catégorie sociale, la jeunesse guinéenne constitue un potentiel de développement majeur, tant du point de vue de son poids démographique (74% de la population ont moins de 35 ans, selon des statistiques du Ministère du Plan de 2002-2003) que de son implication active dans l’ensemble des sphères de la vie politique, économique et sociale.

Toutefois, dans leur parcours pour une intégration harmonieuse dans la société et leur participation responsable au développement du pays, les jeunes restent confrontés à de nombreuses difficultés liées notamment à leur accès à l’éducation, à la formation, aux soins de santé, à l’emploi, à la participation et surtout à l’information dont ils ont besoin pour développer leurs activités.

Mais en même temps qu’ils ont besoin d’information, il se trouve que les jeunes eux-mêmes et  leur situation sont mal connus des autres acteurs du développement économique et social.

En effet, peu d’études approfondies et systématiques ont été réalisées sur les jeunes et sur leurs activités.

Aussi, le peu d’informations statistiques disponibles sur les jeunes sont collectées à différents niveaux et par plusieurs structures et institutions publiques et privées, en l’absence de toute coordination et de toute collaboration.

C’est le cas de certaines institutions qui disposent de bases de données techniques portant par exemple sur la santé génésique, les IST, VIH/SIDA (UNICEF, UNFPA), la population carcérale, (Ministère de la Justice),  sans compter bien sûr, les informations très complexes sur l’éducation (enseignement pré universitaire, enseignement technique et professionnel (AGUIPE),  enseignement supérieur), celles plus générales données par l’Observatoire National de la République de Guinée (ONRG) ou par d’autres départements et institutions produisant des statistiques.

Mais il faut rappeler après tout qu’il n’existe pas d’observatoire du marché du travail en Guinée. Ce qui conduit à un manque de données systématiques, fiables et complètes sur le marché du travail et entrave la prise de décision fondée sur des preuves. Le seul service public chargé de l’emploi est l’AGUIPE qui a pour mandat de connecter l’offre et la demande. L’AGUIPE maintient une base de données préliminaire des employeurs et des entreprises, offre des conseils aux candidats inscrits et recommande des options de formation.

Au Ministère de la jeunesse, la principale source d’information sur les jeunes est constituée par les rapports annuels des services du département.  Ils s’y ajoutent, bien que partielles, quelques études thématiques réalisées  à l’occasion de projets.  .  

On note aussi très peu d’études spécifiques, systématiques et approfondies  sur les questions  de formation, d’emploi et de chômage des jeunes, de santé, de participation et d’accès des jeunes à l’information.  

Il n’y a pas non plus d’études spécifiques ciblant des catégories de jeunes (ruraux ou urbains,  non scolarisés ou déscolarisés, diplômés sans emploi …) permettant de savoir où sont-ils ?, que font-ils ? Combien sont-ils ?, quels sont leurs besoins et aspirations, leurs loisirs ?, quelles sont les mesures envisageables pour résoudre leurs problèmes à cours, moins et long termes?…

C’est pour répondre à cette problématique majeure qu’il est envisagé dans le cadre du projet « Booster les compétences pour l’employabilité des jeunes », financé par la Banque Mondiale, la création d’un observatoire national de la jeunesse qui sera un espace de recueil et de traitement d’informations qualitatives et quantitatives relatives  aux jeunes.

Mais la mise en œuvre de l’initiative lancée au début de l’année 2014 a été entravée par la maladie Ebola qui a sévi pendant deux ans dans le pays. Le programme de relance post Ebola devrait permettre l’accélération de l’exécution de ce projet.

OBJECTIF GENERAL :

Mettre à la disposition des utilisateurs publics et privés de statistiques sur les jeunes, des informations fiables et régulièrement adaptées leur permettant de prendre des décisions éclairées dans les initiatives qu’ils entreprennent en faveur des jeunes.

  • Objectifs spécifiques
  • Mettre en place un observatoire comme outil de collecte, de traitement, d’analyse et de diffusion d’informations sur les jeunes ;
  • Disposer d’une base de données avec un répertoire élargi d’indicateurs permettant de rassembler des informations quantitatives et qualitatives fiables sur les jeunes ;
  • Permettre aux acteurs publics et privés demandeurs d’accéder aux informations disponibles et utiles pour une meilleure planification de leurs actions en faveur des jeunes.
  • Etablir les partenariats avec les organismes nationaux et internationaux étrangers qui produisent des informations (universités…) à propos des jeunes et favoriser la mise en place d’études spécifiques

RESULTATS ATTENDUS :

  • L’observatoire est installé dans des locaux appropriés, bien équipés en moyens logistiques, en matériels et fournitures de bureau ;
  • Un personnel compétent et suffisant en nombre est recruté, formé et anime l’observatoire ;
  • Une base de données est créée avec un répertoire élargi d’indicateurs, des informations quantitatives et qualitatives fiables sur les jeunes sont disponibles ;
  • Les usagers publics et privés des statistiques sur la jeunesse ont accès à des informations crédibles.

 

ACTIVITES :

  • Elaboration et validation du document cadre de l’observatoire;
  • Recrutement et formation du personnel tel que prévu par le cadre organique (postes et profils) ;
  • Installation de l’observatoire dans des locaux appropriés et les équiper en moyens logistiques, matériels et en fournitures…;
  • Lancement des activités de collecte.
  • Couverture du fonctionnement pour la première année d’activité

 

STRATEGIE DE MISE EN ŒUVRE :

Un consultant est recruté pour l’élaboration du document cadre qui définira :

  • Les statuts et le fonctionnement de l’observatoire (moyens humains et matériels) ;
  • Le cadre organique de l’observatoire avec son organigramme ;
  • Une proposition de plan d’exécution pour la mise en place de l’observatoire ;
  • Une proposition de répertoire d’indicateurs.

D’après le schéma de la Banque Mondiale, les services d’un second consultant seront requis pour la conception d’outils pour la formation du personnel et l’installation physique de l’observatoire.

PARTENAIRES D’IMPLEMENTATION :

BM, PNUD, Bureau de Stratégie et de Développement, BSD enseignement supérieur, BSD enseignement technique

ZONE D’INTERVENTION : Territoire National